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Corinne Girardot
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La Clef Verte


Les critères couvrent différents champs de la gestion environnementale : sensibilisation à l'environnement, politique environnementale, gestion des flux (eau et énergie), gestion des déchets, achats responsables et cadre de vie.



La Clef Verte

L'organisation

Teragir, association à but non lucratif créée en 1983, gère 7 programmes d'action de soutien à des projets de développement durable à l'attention des collectivités locales, établissements d'enseignement, hôtellerie et restauration.
Parmi ces projets, La Clef Verte au travers de lacleverte.org qui fête ses 20 ans en 2018.
Les critères prennent en compte les exigences environnementales de la Fondation pour l'Education à l'Environnement (FEE) apparue en 1981 aux Pays Bas. Teragir est le nouveau nom, depuis 2017, de l'Office Français de la FEE. Le but initial est l'éducation, la formation et la sensibilisation à l'environnement.

L'implantation

57 pays participants
603 établissements labellisés en France
Le site international Green Key annonce 2 900 établissements pour 57 pays.

Les critères

Il y a des critères impératifs, essentiels, optionnels et indicatifs. Ils varient en fonction de la nature de l'activité, hôtel, camping, gîtes, chambres d'hôtes, etc. ou restaurants. L'exemple concerne les hôtels.

Parmi les critères impératifs, outre l'obligation de disposer d'une autorisation d'ouverture assurant la conformité aux législations locales, il y a la charte environnementale écrite et diffusée, la nomination d'un référent et la formalisation d'une politique environnementale, ainsi que l'égalité du traitement environnemental entre salariés et clients.

La responsabilité sociale est traitée avec des critères essentiels ou optionnels et concernent l'empreinte carbone, l'accès aux personnes handicapées, l'égalité hommes femmes aux postes de management, la priorité à l'emploi local et aux prestataires de proximité.

La formation constitue, par nature, compte tenu de l'origine du label, des critères impératifs. Cette formation concerne la diffusion des enjeux environnementaux auprès des salariés, la diffusion de bonnes pratiques pour l'entretien ainsi que l'encouragement des parties prenantes à adopter des mesures de gestion de l'eau et des déchets.

D'autres critères impératifs concernent l'information des clients. Ceux-ci doivent disposer d'éléments de communication clairs sur la démarche de l'hôtel, la facilitation de déplacements écologiques, co-voiturage ou transports en commun. Les bonnes pratiques pour le nettoyage du linge, l'économie d'eau et d'énergie et les écogestes de manière générale. La mise en valeur des espaces naturels alentours et la promotion d'activités "nature" ou "environnements" avec les acteurs locaux constitue un critère bien qu'optionnel.

La gestion de l'énergie est impérative et passe par un suivi régulier des consommations et leur évolution d'une année sur l'autre. Tous les dispositifs qui permettent d'éteindre les appareils hors des périodes d'usage sont plébiscités. L'isolation de 50% des fenêtres constitue un critère impératif, mais l'ensemble des dispositions d'isolation sont essentiels pour la qualification de l'établissement.

Les équipements électriques doivent être les plus économes en énergie possible, notamment au niveau des éclairages et l'usage des énergies renouvelables, s'il est optionnel, est bien intégré à la grille d'évaluation.

La préservation de l'eau est un élément fondamental avec un suivi impératif des consommations et leur évolution. Toutes les techniques de réutilisation, récupération et réduction des additifs chimiques y compris pour les piscines ou spa font l'objet d'une attention particulière. Les débits d'eau des robinets des sanitaires ainsi que les volumes consommés pour les toilettes sont impérativement limités. L'entretien des espaces verts est intégré dans la politique de préservation de la ressource.

Les aspects tri et réduction des déchets sont impératifs et le petit déjeuner doit respecter au mieux les exigences d'une limitation des portions individuelles et des emballages. Le plastique et le papier font l'objet de réduction que ce soit pour la vaisselle ou pour la communication.

Concernant la restauration, s'il n'y a pas d'impératif absolu, tout doit être mis en oeuvre pour favoriser une alimentation bio, ou labellisée ou apportant une garantie sur l'origine des produits. A noter que la consommation de l'eau du robinet est encouragée et que l'information des consommateurs est essentielle.

De manière générale, une grande attention est exigée sur les achats de produits d'entretien, ainsi que pour le mobilier et les produits d'accueil en privilégiant les labels écologiques ou les produits locaux.

Enfin, la réduction des nuisances sonores en intérieur, et des nuisances chimiques ou lumineuses ainsi que la préservation de la biodiversité locale sont des critères appliqués au cadre de vie extérieur.

L'identification par les clients

Il y a un logo assez facilement repérable compte tenu de sa forme et ses couleurs.

Les hôtels définissent le format que prend l'affichage du label sur leur site.

Le Radisson Blu Marseille Vieux Port fait défiler le logo sur sa page d'accueil en alternance avec TripAdvisor et le logo greenleaders de TripAdvisor. A noter qu'il utilise le logo international Gree Key ce qui est un signal pour les touristes étrangers mais n'interpelle peut être pas le client français.

L'hôtel Aragon de Montpellier pour sa part, accorde une place de choix à l'impact environnemental sur la page d'accueil, graphique à l'appui.
L'ensemble des labels est clairement affiché en bas de page.

Le site Clé Verte belge mentionne que "D'après une étude récente (ndlr : on ne sait pas laquelle) 87% des touristes français sont prêts à privilégier un label garantissant que leur voyage respecte les principes du tourisme durable. 80% des voyageurs déjà conscientisés aux principes du tourisme durable sont prêts à voyager dans ce sens (contre 72% en 2008)".

Le coût

Il y a un audit de candidature au prix de 360 euros.
Les tarifs sont ensuite établis selon la nature de l'établissement.
Pour les hôtels, il y a un montant minimum de 190 euros et un montant maximum de 750 euros, sachant que chaque chambre est évaluée à 2 euros (ou 1,40 euros pour les membre de l'UMIH)
L'audit est renouvelé au bout de 2,5 et 8 ans mais à un prix inférieur à l'audit initial (310 euros)

Le bilan RSE

L'accent est mis sur l'environnement, ce qui s'explique par l'origine même du label. La démarche est totalement transparente, les critères sont aisément accessibles ainsi que les tarifs.
L'environnement économique de proximité est un point important de la démarche, l'établissement doit s'intégrer à son contexte économique et favoriser les acteurs qui ont une démarche similaire ou encourager ceux qui ne le seraient pas à se préoccuper de leur impact environnemental.
On peut simplement noter que certains critères ne sont plus des éléments de la labellisation à proprement parler, puisque la législation sur l'interdiction de fumer dans les locaux, l'accessibilité aux personnes handicapées, le gaspillage alimentaire sont désormais des points acquis pour tous les établissements.
Les objectifs sont réalistes, surtout s'ils sont pris en compte à la construction ou la rénovation afin d'intégrer les coûts dans une enveloppe globale.

Dossier juillet 2018

Infos pratiques

Label : 1er label environnemental international pour l'hébergement touristique et la restauration
Le site grand public : http://www.laclefverte.org/
Le site professionnel : http://www.laclefverte.org/espace-pro/




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